Position de nuque : les 5 observables

Aujourd’hui, les débats sont nombreux sur le thème des positions de nuque du cheval. Historiquement, la littérature équestre recèle d’auteurs qui recommandent de ne pas monter son cheval avec un chanfrein derrière la ligne verticale.

Si la position de nuque doit s’apprécier à la lumière du fonctionnement général du cheval (engagement de l’arrière-main, orientation du dos…), on se concentrera ici sur les différentes observables de son orientation.

Que nous dit la recherche ?

L’ISES - International Society for Equitation Science utilise cinq observables pour défiirla position de nuque d’un cheval :

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L’angle de la ligne du chanfrein au sol : on parle alors d'un angle ouvert ou fermé et d’un chanfrein au-delà ou en-deçà de la verticale.

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L’angle entre l’épaule et l’encolure ou ligne garrot - épaule - nuque : on dit du cheval qu’ils encapuchonne et qu’il manque de soutien dès lors que le nez se rapproche du poitrail.

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Le degré de flexion de l’intersection de la mandibule et de l’encolure ou angle de ganache : on parle d’un cheval plaqué lorsque l’angle de ganache adopte la forme d’un triangle plutôt que d’une cloche.

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Le déplacement latéral de la tête par rapport au corps.

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La flexion latérale de l’encolure

A pieds, moniteurs et cavaliers ne peuvent apprécier que les trois premiers critères. Les critères 4 & 5 peuvent en revanche être considérés par le cavalier à cheval.

Les observables n°1 et n°3 sont les plus utilisés dans la pratique de l’équitation. Pourtant le critère n°2 a toute son importance et mérite davantage d’attention. En effet, l’angle dela ganache permet de mesurer l’état d’ouverture dela voie aérienne supérieure pendant l’exercice. Il est donc un observable capital pour juger du bien-être du cheval puisqu’il agit directement sur le fonctionnement respiratoire ainsi que sur les tissus mous dela gorge.

Pour conclure :

S’il est important de maîtriser l’observation de ces cinq critères, ils ne suffisent pas pour autant et il convient de prendre également en compte d’autres facteurs, dont :

  • la conformation morphologique du cheval;
  • la durée pendant laquelle le cheval se maintient dans la même attitude;
  • le degré de familiarité du cheval avec l’attitude dans laquelle il est invité à travailler (résistance VS. soumission);
  • le moyen par lequel la position est obtenue (avec ou sans enrênement, dans la résistance ou la décontraction…).